Projet PADES : l’accompagnement entrepreneurial au Burkina prêt à démarrer

PADES photo rogné

Le 28 janvier dernier, s’est tenu le deuxième Comité de pilotage du projet PADES. L’occasion d’échanger, entre les différents acteurs du programme, de l’état d’avancement du programme PADES.

Sept mois se sont écoulés depuis le lancement du PADES dans le Nord du Burkina Faso. Pour rappel, le PADES est le nouveau programme lancé par le SIAD, en partenariat avec la Mairie de Gorom-Gorom, UCEC Sahel et notre partenaire, l’ONG Africare.

Financé par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (MEAE), le programme a pour objectif principal la création et la pérennisation d’emplois, par le biais de l’entrepreneuriat en milieu rural, dans les chaînes de valeur de l’élevage.

 

Une progression régulière malgré les contraintes sécuritaires 

« La commune de Gorom-Gorom se situe dans une région en proie à l’insécurité, à la pression de groupes terroristes et c’est pourquoi il est impératif d’agir », souligne Frédéric Bontems, envoyé spécial pour le Sahel auprès du MEAE présent pour cette réunion importante.

L’insécurité et le conflit qui sévissent dans l’Oudalan, région située dans le nord du pays, ont fortement impacté le déroulement du programme.

En effet, les contraintes sécuritaires ont amené un retard de plusieurs mois sur ce projet. Des solutions ont cependant déjà été envisagées afin de rattraper ce retard. L’équipe s’est notamment renforcée en recrutant un superviseur basé dans la zone d’intervention, malgré les contraintes sécuritaires, ce qui sera un réel coup de pouce à la relance du projet.

Le projet continue néanmoins son avancée. En effet, l’appel à candidature pour l’offre de formation a attiré l’attention d’un large public. Sur près de 2888 candidatures d’entrepreneurs déposées, 240 ont été retenues, à la suite d’une sélection minutieuse.

L’accompagnement à l’entrepreneuriat, véritable moteur du programme, peut finalement commencer.

 

Et maintenant ?

Le parcours de formation d’une durée de 8 mois proposée aux porteurs de projets comprend : Une formation entrepreneuriale et technique ; un appui à la mobilisation de financements ; et un accompagnement personnalisé à la création et au lancement d’entreprise.

« Ce projet se veut une réponse à la problématique de l’employabilité et de l’entreprenariat de la jeunesse au Sahel. Cet engouement autour du projet, montre la nécessité d’accompagner et d’encadrer les jeunes, c’est une réponse à la crise sécuritaire que nous vivons presque quotidiennement. », nous témoigne Ibrahim Ag Attahir, maire de Gorom-Gorom, également présent lors du COPIL.

Une attention particulière est portée aux besoins des femmes, actrices majeures du programme, comme nous le rappelle Frederic Bontemps « La dimension genre est extrêmement importante, c’est un axe essentiel de ce qu’on est en train de faire ».

Il s’agit d’un accompagnement complet qui permettra, aux différents porteurs de projets, une meilleure insertion dans la chaine de valeur de l’élevage et par conséquent une stabilité professionnelle et une plus grande autonomie. Le développement de l’activité économique permis par ce projet doit contribuer à la réponse aux difficultés socio-économiques, reconnues comme étant à l’origine du conflit (pour plus d’information sur la situation sécuritaire et la réponse à y apporter, consulter le rapport de l’ONG Crisis Group).

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