Associer productrices et commerçantes pour approvisionner le marché d’Abidjan

Associer productrices et commerçantes pour approvisionner le marché d’Abidjan

Localisation


Abidjan

Nombre de bénéficiaires


100 femmes

Date de début


2013

Selon la FAO, la malnutrition touchait en 2008 plus de 200 millions d’africains, dont un quart d’urbains. L’exode rural concentre progressivement la population africaine dans les villes, souvent transformées en mégalopoles incapables d’absorber cette main d’œuvre et de subvenir à l’accroissement des besoins alimentaires.

En Côte d’Ivoire (comme dans l’ensemble des pays  d’Afrique de l’Ouest), les marchés urbains d’Abidjan sont de plus en plus tributaires de l’arrière-pays. Les régions du sud-ouest, traditionnellement productrices de café et de cacao, sont ainsi devenues des zones de forte production vivrière. En réalité, c’est l’ensemble du pays qui a dû se spécialiser en zones de production afin de répondre à la demande alimentaire des villes. Les femmes en particulier y pratiquent de plus en plus l’agriculture vivrière (maïs, riz, gombo, piment), source de revenus complémentaires dans une zone fortement touchée par l’exode rural. Mais leur activité est le plus souvent informelle et désorganisée.

Pour les commerçants d’Abidjan, en grande majorité des femmes chargées d’approvisionner les détaillants et grossistes sur les marchés, l’allongement des distances a changé les modes d’organisation. Il leur a fallu souvent collaborer ou se regrouper afin de parer aux contraintes nouvelles de financement et de temps qu’impose la visite de plusieurs sites dispersés, donc rester plus longtemps en brousse afin d’acheminer le maximum de produits.

C’est dans ce contexte que l’ONG Dans mes Bras a été créée en 2002, portée par sa charismatique présidente Mme Kouadio. Elle réunit aujourd’hui une centaine de commerçantes et productrices des circuits du marché d’Abobo. Son rôle : relever ensemble les défis qui se présentent aux actrices tout le long de la chaine d’approvisionnement : accès à la terre, productivité, qualité, conservation, transport, financement etc. Les solutions apportées passent ainsi par la structuration des actrices en coopératives de productrices et commerçantes, la formalisation de leur relation (notamment la contractualisation des échanges commerciaux et des services de transport avec les autres maillons de la chaine) et une série de formations technique, comptable et bancaire afin de renforcer leurs compétences.

Le SIAD apporte aujourd’hui à son partenaire ivoirien son expérience du développement agricole en Afrique (et en particulier du renforcement des filières et chaînes de valeur) ainsi que sa connaissance des bailleurs de fonds, en vue de renforcer durablement la capacité des commerçantes et productrices de l’ONG « Dans mes Bras » à nourrir les villes de Côte d’Ivoire.

Aidez l’association « Dans mes Bras » et les commerçantes et productrices d’Abidjan en soutenant ce projet ou en le partageant sur les réseaux sociaux !

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