Bouli Sahel : retenir l’eau de pluie pour les maraîchères au Burkina Faso

Bouli Sahel : retenir l’eau de pluie pour les maraîchères au Burkina Faso

Localisation


Saouga, Burkina Faso

Durée du projet


2 ans (2013-2015)

Nombre de bénéficiaires


600 personnes, dont 115 maraîchères

Partenaire sur le projet : DAA

Le Sahel burkinabé connaît un contexte physique et climatique très difficile, en continuel déficit pluviométrique (350 mm d’eau les bonnes années, 175 les plus mauvaises). En raison de ces faibles précipitations et des forts ruissellements qui les accompagnent, les réserves en eaux souterraines ne se réalimentent pas. Les puits et forages réalisés par le passé s’épuisent, la culture du mil ne suffit plus à nourrir les populations.

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Une solution durable s’impose : retenir l’eau quand elle tombe, pour la recueillir dans des mares artificielles appelées « Boulis », et jardiner des cultures maraîchères et quelques céréales en périphérie. De tels ouvrages ont été réalisés avec succès, entre 1988 et 1994 par l’Union Fraternelle des Croyants (UFC) de Gorom-Gorom. Les 6 boulis maraîchers existants permettent toujours aux habitants de compléter leur alimentation constituée presque exclusivement de farine de mil, mais par manque de financement, la poursuite de ces réalisations est depuis interrompue.

Le projet « Bouli Sahel » ambitionne de relancer la construction de boulis maraîchers, au profit de villages demandeurs. Le village de Saouga (4 150 habitants en 2014) de la commune de Gorom-Gorom (106 346 habitants en 2006) a été identifié pour la construction du premier ouvrage.

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Après la construction du bouli, il s’agit de valoriser ce nouvel accès à l’eau. Pour cela, le SIAD structure l’irrigation de surfaces maraîchères créées en périphérie du bouli.

L’Oudalan est la seule province du Burkina où le maraîchage est pratiqué par les femmes. Cette activité constitue la principale source de revenu des 115 maraîchères du village de Saouga.

Pour renforcer cette activité, le SIAD accompagne 5 groupements villageois féminins et 115 maraîchères afin qu’elles soient autonomes dans l’entretien du bouli et dans son exploitation, de la préparation des terres à la vente du surplus. Cet axe inclut :

  • La mise en place du comité de gestion du bouli, en charge de la répartition des parcelles à proximité du bouli.
  • La formation à l’entretien de l’ouvrage et la formation des maraîchères aux techniques de maraîchage durables.

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