Réduire les inégalités entre hommes et femmes au Burkina Faso

Réduire les inégalités entre hommes et femmes au Burkina Faso

Localisation


Province de l'Oudalan, Burkina Faso

Durée du projet


3 ans (2014-2016)

Nombre de bénéficiaires


500

Dans la région du Sahel, nous accompagnons déjà les productrices à renforcer leurs capacités économiques et à améliorer leurs revenus en facilitant leur accès aux marchés urbains. Nous avons souhaité aller plus loin en mettant en œuvre des actions concrètes de réduction des inégalités entre hommes et femmes agriculteurs.

En effet, les fortes inégalités persistant entre hommes et femmes dans la région sahélienne freinent considérablement l’autonomisation économique de ces dernières et leur présence dans les instances de décisions locales. Les femmes agricultrices de la province de l’ Oudalan font ainsi quotidiennement face aux obstacles suivant :

  •  Des charges domestiques écrasantes et une prise de décision limitée.
  • Un faible accès et contrôle des ressources : l’accès à des terres pour pratiquer le maraichage reste très limité pour les femmes vivant en région sahélienne et elles cultivent le plus souvent des terres pour lesquelles elles ne possèdent aucun droit de propriété.
  • Un fort taux d’analphabétisme (seulement 33% des femmes sont alphabétisées au Burkina Faso) et un faible accès à l’éducation qui constitue un handicap pour le développement de leurs activités économique.
  • Une faible représentativité dans les instances locales de pouvoir : elle est très accentuée au niveau des conseils municipaux des différentes communes de la province de l’Oudalan. En effet, sur 172 conseillers municipaux que compte la commune de Gorom – Gorom, seulement 1 est une femme.

Ensemble, le SIAD et son partenaire burkinabé Réseaux Femmes en Action mettent en œuvre des clubs d’écoute communautaires afin de faciliter le dialogue entre hommes et femmes. Il s’agit d’identifier avec l’aide des participants les sources quotidiennes d’inégalités en genre et de formuler ensemble des solutions pratiques pour les réduire efficacement. Réunis par groupements maraichers, ces clubs permettent d’échanger sur les difficultés rencontrées en animant des débats mais aussi en organisant des jeux de rôles qui facilitent la prise de parole. Des actions pilotes, définies par la communauté, sont mises en place et suivies par nos équipes pour combattre durablement et efficacement ces inégalités.

En soutenant ce projet, vous permettrez :

  • A 500 femmes agricultrices et leurs maris de débattre sereinement (encadrés par un animateur formé à la techniques des clubs d’écoute) et de trouver des solutions endogènes pour réduire très concrètement les inégalités entre hommes et femmes.
  • L’enregistrement des réunions des clubs et leur diffusion dans toute la région sahélienne, par radio ou téléphone portable, permettant ainsi une large diffusion des problématiques et des bonnes pratiques.
  • La création d’un réseau d’agricultrices pour porter ces message auprès des autorités burkinabé et obtenir des avancées politiques, notamment en matière d’accès à la terre.

Aidez-nous à réaliser ce projet en faisant un don et/ou en le partageant sur les réseaux sociaux.

"Nous avons animé une émission radio sur le financement des activités économique des femmes à partir d'un constat que les clubs d'écoute ont révélé: les femmes productrices d'oignon sont intéressées par un financement en nature des intrants (semences d'oignons et produits de traitement) mais à des conditions souples qui leur permettent d'avoir des bénéfices à la vente et accroître leurs revenus" Françoise, coordinatrice du Réseau Femmes en Action

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