Valoriser les filières sésame et niébé pour les familles de l’Oudalan

Valoriser les filières sésame et niébé pour les familles de l’Oudalan

Localisation


Province de l'Oudalan, Burkina Faso

Durée du projet


3 ans (2013-2015)

Nombre de bénéficiaires


500 maraîchères

Partenaires : CIRAD, APME, 2A, RFA et ADECO

En Afrique de l’Ouest, la production agricole familiale est une source majeure de revenu pour une population encore à majorité rurale. Alors que la population des campagnes tend à décroître, la population à nourrir ne fait qu’augmenter et pourrait doubler d’ici 2050. Il est donc essentiel de produire plus, mais aussi que cette production permette aux ménages ruraux de vivre dignement de leur labeur.

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Au Burkina Faso, les régions agricoles du nord sont extrêmement touchées par la sécheresse. À ce titre, les récoltes sont irrégulières, pour des populations dont l’unique ressource repose justement sur le produit de la terre. De plus, la province de l’Oudalan est particulièrement isolée, ce qui empêche une bonne commercialisation du sésame et du niébé produits dans la région. Si ces denrées périssables sont mal stockées, elles risquent de pourrir et les productrices préfèrent donc les vendre au plus tôt et ne pas avoir la charge du stockage. Mais elles sont alors dans l’impossibilité de tirer un bon prix de leurs produits. Des inégalités entre les hommes et les femmes ont aussi été constatées, puisqu’au sein d’une même famille, la femme fournit une quantité de travail bien souvent supérieure à celle de son conjoint, ce qui affecte sa disponibilité pour une autre activité.

Pour lutter contre cette précarité, le SIAD soutient les agriculteurs de l’Oudalan, à travers la valorisation des filières sésame et niébé.

La plus-value innovante de ce programme est :

  • la diversification agricole vers des productions à fort potentiel économique, permettant d’accroitre les revenus des ménages ruraux pauvres et leur accès aux produits alimentaires, et ce faisant améliorant leur sécurité alimentaire.
  • la diffusion de variétés plus résistantes à la sécheresse et de techniques agricoles préservant l’environnement dans un contexte sahélien de sols dégradés (fosses fumières, produits de traitement naturels)
  • son approche chaines de valeur, structurant et organisant les différents maillons de l’agriculture burkinabè, de la production (accès groupé aux terres et aux semences, formateurs endogènes, à la conservation et la commercialisation (promotion de l’entrepreneuriat paysan)
  • son dispositif genre, pour l’accès équitable des femmes aux facteurs de production tels que la terre
  • son modèle économique fondé sur l’entrepreneuriat paysan, la durabilité et la rentabilité, d’une part mais aussi l’équité des revenus dans les filières d’autre part, avec les entreprises solidaires ESOP.

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