BooloFood: favoriser l’insertion par la restauration en coopération Nord-Sud

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Pour cette rentrée nous sommes allés à la rencontre de Codou, entrepreneure de talent dans la restauration. Codou a lancé cette année un service de traiteur et de brunch africain dans le XVe arrondissement de Paris, porteuse de projet déterminée et ambitieuse elle ne compte pas s’arrêter là et multiplie les projets pour BooloFood.DSC_0606

Bonjour Codou, aujourd’hui tu es à la tête de BooloFood, une association de restauration que tu as créé en 2015, peux-tu nous expliquer comment tu en es arrivée là ? As-tu toujours rêvé de travailler dans la restauration ?

D’origine sénégalaise, je suis arrivée en France à l’âge de 16 ans avec ma famille et j’ai décidé d’y étudier la comptabilité. J’ambitionnais de devenir experte comptable. Ma mère, elle, travaillait dans des foyers de migrants, dans des cuisines collectives. J’allais souvent l’aider et c’est là que j’ai pris goût à la cuisine et surtout au service, aider dans ces cuisines c’était des moments où l’on retrouvait du partage et de la convivialité comme en Afrique.

 Tu as alors décidé de t’orienter vers la restauration ?

Non pas encore, suite à des problèmes administratif j’ai dû rentrer au Sénégal, j’y ai repris mes études de comptabilité afin d’obtenir l’équivalent d’un BTS comptabilité. Une fois ces soucis administratifs réglés je suis retournée en France mais c’était compliqué de reprendre mes études. J’ai alors commencé à chercher du travail. Les emplois dans la restauration étant nombreux, j’ai décidé de me former au service et j’ai suivis 6 mois de cours intensifs. J’ai ensuite travaillé en tant que barmaid, chef de rang, puis je suis passée maître d’hôtel et finalement en 2009, sensibilisée par les problématiques sociales, j’ai cofondé l’association Afrique et Espoirs afin de répondre à un appel d’offre pour la gestion d’un restaurant social que nous avons nommé « Le Baobab » à Ivry sur Seine, j’ai postulé pour sa gestion et j’ai été retenue.

Qu’est ce qui t’as plu dans la gestion de ce restaurant social ?

Le restaurant était basé sur un modèle économique de Chantier d’Insertion : se restaurer à moindre coût avec des produits frais et des plats faits maison réalisés par des personnes en insertion. L’objectif lors de la création de l’association Afrique et Espoirs était triple ; ouvrir Le Baobab au public le plus large et divers possible et pas seulement aux usagers des foyers migrants ou primo-arrivants, accompagner des personnes en difficultés dans l’emploi durable et proposer des plats saints et faits maison à un moindre coût.

Est-ce cette expérience qui t’a donné envie d’entreprendre ou as-tu toujours voulu faire ça ?

J’ai toujours eu la fibre entrepreneuriale. J’ai envie d’apporter des solutions impactantes à des problématiques sociétales. Ce qui a vraiment lancé mon projet actuel ce fut un voyage au Sénégal en 2015. Le nombre de jeunes sénégalais à vouloir émigrer en France pour travailler a été pour moi un électrochoc et je me suis dis qu’il fallait créer une structure pour permettre l’insertion par la restauration en coopération Nord-Sud. Permettre aux jeunes du Nord de s’insérer par le voyage, par des transferts et échanges de compétences mais aussi par l’alimentation durable. Permettre aux jeunes du sud de développer des compétences et créer des activités génératrice de revenus.

Entre 2015 et 2018 comment ton projet a-t-il évolué ?

Une fois de retour en France, j’ai cherché des incubateurs afin de développer mon idée et être appuyée, c’est alors que j’ai découvert Résonances Nord-Sud. Lorsque j’ai intégré la promo 4 de RNS nous avons travaillé sur mon business model et j’ai dû prioriser mes activités (viser haut mais commencer petit). J’ai décidé de mettre en place une entreprise de traiteur où nous utiliserions des produits traditionnels produits par des jeunes et des femmes au Sénégal en faisant appel au circuit court et en travaillant avec des AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) en France. J’ai comme perspective de proposer des plats « de la graine à l’assiette ».

Aujourd’hui BooloFood propose un service de traiteur et un brunch en nomadisme avec le restaurant La Grenouille Bleue dans le XVe, peux-tu nous en dire un peu plus sur cette activité ?

Depuis le mois de mars j’étais en phase de prototypage afin de vérifier la viabilité de mon business model. Le restaurant la Grenouille Bleue a accepté de me mettre à disposition ses locaux au lieu de fermer pour le weekend afin d’y organiser tous les samedis un brunch africain.

A la rentrée notre offre va évoluer et afin d’exploiter au maximum cette phase test nous allons déplacer nos brunchs au dimanche et uniquement le premier dimanche du mois. De plus nous accueillons en septembre notre premier apprenti qui va nous aider au niveau notamment du design (web, produits…).

Quels sont tes projets d’avenir pour Boolofood ?

Notre but serait de trouver un local qui nous permettrait de réaliser toute la semaine notre activité de traiteur tout en continuant de travailler avec les groupements d’intérêts économiques de jeunes et de femmes au Sénégal et les AMAP en France ett permettre le maximum de jeunes sans emploi de s’insérer dans la vie active.

Publié dans Actualités, Entrepreneur du mois

Le SIAD recrute!

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Volontariat de Service Civique – 8-12 mois

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Diversité, insertion et création d’entreprises : appuyer les diasporas africaines dans la création d’entreprise en Afrique

Durée : 8-12 mois (à partir du 1er septembre 2018)

 

Nous recherchons un(e) service civique pour participer au développement de notre offre d’appui et formation en direction des entrepreneurs et associations de solidarité internationale des diasporas africaines.

Cadre d’intervention :

Le SIAD :

Le Service International d’Appui au Développement est une Organisation de Solidarité Internationale (OSI) française créée en 1988. L’association a vocation à appuyer le développement économique durable en Afrique subsaharienne. Ses actions visent à soutenir les jeunes entrepreneurs, les femmes et les organisations paysannes dans le développement d’activités économiques pérennes, responsables et solidaires. Ses actions s’inscrivent dans un partenariat stratégique avec la coopérative financière Cofides Nord-Sud, créée en 1995 pour soutenir l’accès aux services financiers des promoteurs économiques africains.

 

Le SIAD soutient le développement économique durable de l’Afrique selon 3 grands axes d’intervention :

  • L’appui à l’entrepreneuriat par la formation, le compagnonnage et l’incubation d’entreprise : en France et en Afrique, nous favorisons les initiatives économiques et sociales en accompagnant les porteurs de projet dans la création et le développement de leur entreprise. Grâce à des méthodes et des outils de formations adaptés (en présentiel mais aussi à distance), le SIAD apporte les connaissances et les informations pratiques nécessaires aux entrepreneurs de demain. Au sein de pépinière d’entreprises (notamment à Yaoundé, au Cameroun) et d’accélérateur (notamment à Montreuil), nous leur offrons également des espaces de travail mutualisés, un cadre d’apprentissage collectif et une équipe permanente d’appui conseil.
  • La structuration de filières agricoles durables et la sécurité alimentaire : nous permettons aux producteurs du Sud participants d’une agriculture familiale d’améliorer leurs conditions économiques en soutenant et diversifiant les activités génératrices de revenus qu’ils mettent en œuvre mais aussi grâce au développement de filières porteuses et la mise en place de services collectifs innovants (de conservation, de commercialisation, de transport, de financement etc.).
  • Et de manière transversale, l’accompagnement de l’action des diasporas : nous soutenons les initiatives des diasporas africaines, associations (OSIM) comme entrepreneurs, dans le montage et la mise en place de leurs projets à vocation économique. Nous considérons l’action des diasporas comme un vecteur de solidarité entre les pays de vie et les pays d’origine via le transfert de compétences, de moyens et de valeurs.

 

Le SIAD participe aussi depuis 2012 d’un effort d’accès aux énergies vertes pour lutter contre la « facture énergétique » en Afrique, qui prive d’accès plus de 80% des populations rurales. Le SIAD met en place des systèmes d’accès à l’énergie misant sur les ressources locales disponibles (comme l’énergie solaire), favorisant ainsi la création d’entreprise et réduisant la migration des jeunes vers les villes.

En 2017, l’association exécute 15 projets de développement international dans 6 pays : Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, France, Mali, Sénégal, au travers de l’action de 3 antennes (Montreuil, Toulouse et Ouagadougou) et de 41 partenaires locaux.

Plus d’infos : www.siad.asso.fr

Les programmes Cré’Afrique et Dias’invest :

Cré’Afrique est une communauté solidaire, proposant aux diasporas africaines un soutien pour favoriser la création d’entreprise, par un accompagnement structuré et personnalisé, le partage des connaissances et des compétences, des outils, des formations et un appui à la recherche de financement.

Dias’invest est un dispositif d’accompagnement pour les entrepreneurs de la diaspora camerounaise. Articulé entre la France et le Cameroun, le dispositif a vocation à  accompagner les entrepreneurs souhaitant créer leur entreprise au Cameroun.

Ta mission :

En étroite collaboration avec l’équipe SIAD au siège, salariée et bénévole, tu auras pour mission de :

1/ Identifier, Accueillir, Informer les porteurs de projet

  • Appuyer l’accueil des porteurs de projet pour leur offrir conseil et orientation concernant leur projet.
  • Participer à l’évaluation de leurs besoins, à l’orientation vers un accompagnement adapté et à la définition d’objectifs d’accompagnement.
  • Appuyer le suivi des binômes porteur de projet – accompagnateur et à l’évaluation des missions d’accompagnement.

2/ Animation de la communauté

  • Contribuer au développement du réseau de bénévoles.
  • Participer à l’organisation du process de sélection des entrepreneurs
  • Participer à l’organisation et l’animation de temps de formation et d’échanges à destination des bénévoles du SIAD mobilisés pour l’accompagnement des porteurs de projet.
  • Participer à l’organisation et l’animation d’ateliers sur la thématique de la création d’entreprises en Afrique.

3/ Appuyer les actions en direction des associations de solidarité internationales des diasporas africaines

  • Participer à l’organisation d’ateliers de formation en direction des membres des associations partenaires
  • Appuyer le développement des relations avec les associations du territoire

En résumé, participer au développement de la communauté SIAD et au succès des projets des entrepreneurs des diasporas que l’association accompagne !

Ce que nous t’offrons : 

  • Rejoins une équipe dynamique et polyvalente composée de salarié(e)s et de bénévoles engagé(e)s et motivé(e)s.
  • Rencontre de futurs créateurs d’entreprise des diasporas africaines en Ile-de-France et comprends l’impact de leur action pour le développement de l’Afrique.
  • Découvre l’ambiance chaleureuse de Montreuil, carrefour d’identités multiples.

Ton profil :

  • Tu as un très bon relationnel et tu sais faire preuve d’écoute et bienveillance.
  • Tu es autonome, sais faire preuve d’initiatives et as le goût du challenge.
  • Tu as un fort intérêt pour les questions de solidarité internationale, de développement économique au Nord et au Sud.
  • Une expérience dans l’animation et des connaissances entrepreneuriales seraient un plus

 Statut et conditions :

  • Statut : volontariat en service civique (service-civique.gouv.fr)
  • Horaires de travail : 35h par semaine
  • Durée : 8-12 mois
  • Poste basé à Montreuil (93) en Ile-de-France
  • Indemnisation selon conditions du Service Civique
  • Suivi hebdomadaire par la Chargée de mission Diasporas

Pour rejoindre notre équipe :

Envoyez Lettre de motivation + CV

groupe fb cré'afriqueContact : Diane Demoen, chargée de mission Diasporas

Par email : diane.demoen@siad.asso.fr

Par téléphone : 09 53 19 16 03

 

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Le SIAD s’engage pour les droits des paysans

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En Mars dernier, le SIAD signait la lettre ouverte au Président Macron afin qu’il prenne position en faveur de la Déclaration 2018 sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.

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Qu’est-ce que la Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales ?

La déclaration sur les droits de paysans a été créée afin de mieux faire connaitre les droits des paysans et paysannes aux États, aux entreprises et aux paysannes/paysans elles et eux-mêmes. Il s’agit d’un document législatif n’ayant pas un pouvoir contraignant mais qui peut faire changer les mentalités au sein de la société et avoir un réel impact sur les politiques actuelles.

En septembre 2012, un Groupe de travail intergouvernemental a été créé, avec pour mandat de “négocier, finaliser et soumettre au Conseil des droits de l’homme un projet de déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales ”.

Depuis lors, quatre sessions de négociation ont eu lieu : 2013 (1ère session), 2015 (2ème session), 2016 (3ème session) et 2017 (4ème session). A l’aube de la 5ème session la lettre ouverte à E.Macron avait pour objectif de le mobiliser et de l’inciter à prendre position en faveur de la Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.

(Sources: Note du Sud, Notes du FIAN/CETIM)

 Depuis mars 2018, les choses ont évoluées :

Le 7 mai, le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) à l’initiative de la lettre à reçu un courrier de remerciement de l’Elysée indiquant que la lettre avait été transmise au ministre de l’Europe et des affaires étrangères ainsi qu’au ministre de l’agriculture, ces derniers devant les tenir informés des suites qui lui serait donnée.

Le 12 juin, une réunion de travail pour mettre en débat les objections juridiques de la France concernant le projet de Déclaration a été organisée avec les interventions de 4 experts et la présence de 3 ministères.

Suite à la réunion du groupe de travail du Conseil des droits de l’homme chargé d’élaborer la Déclaration en avril dernier, la version finale de la déclaration devrait être publiée début juillet.

Elle sera soumise au vote lors de la 39ème session du Conseil des droits de l’homme fin septembre, puis à celui de l’Assemblée générale des Nations unies fin 2018 ou début 2019.

Plus que concernés par le sujet, nous vous tiendrons au courant des avancées de la Déclaration.

http://www.alimenterre.org/sites/www.cfsi.asso.fr/files/1119-notes-de-sud-n14-defendre-droits-des-paysannes-et-des-paysans.pdf

http://www.fian.be/IMG/pdf/ddp_2018_fr_advocacy_note.pdf

http://www.cfsi.asso.fr/

 

 

 

 

 

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[Appel à dons]- Le SIAD vous présente le projet AESCO*

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« Le SIAD, aux côtés des autres associations de solidarité internationale, soutient les projets économiques positifs portés par les acteurs locaux, les entrepreneurs issus des migrations et les associations de ressortissants africains.

Le cœur de l’activité du SIAD est le soutien à l’entrepreneuriat vers l’Afrique, de l’expression des besoins à la réalisation de projets économiques viables. Avec la création d’incubateurs d’entreprises sociales, l’appui à l’agriculture familiale, l’accès aux énergies renouvelables, c’est par le soutien à l’activité économique que le SIAD pense le développement de l’Afrique.

Le projet AESCO* est soutenu par deux structures principales : l’association DAA et le SIAD, qui sont intervenus en partenariat sur le projet de mise en place du « Bouli de Saouga » depuis juin 2016. Ces deux structures interviennent de manière complémentaire dans l’Oudalan depuis plusieurs années : DAA a une expertise sur la mise en place d’ouvrages hydrauliques et l’appui à l’agriculture dans l’Oudalan. Le SIAD a une expertise sur l’appui aux entrepreneurs dans le domaine agricole et celui de l’élevage au Sahel et notamment sur la commercialisation et les aspects chaînes de valeurs.

Au vu des résultats positifs de cette collaboration et de la forte cohésion entre les équipes des deux structures, le partenariat avec le SIAD Burkina était naturel pour ce projet monté en collaboration.

Pour diffuser l’énergie entrepreneuriale et développer l’économie sociale et solidaire ici et en Afrique, nous avons besoin de votre soutien !

Pour le début de cet été, je vous invite à soutenir ces initiatives en faisant un don pour développer les actions du SIAD.                

Toute l’équipe du SIAD vous remercie pour votre générosité.  »    

Olivier Bossa, Président du SIAD.

En effet, l’été approche ici, la saison des pluies arrive là-bas ! Le SIAD vous présente en ce mois le projet AESCO*.

Le projet poursuit une action du SIAD qui a démarré en 2015. Ainsi, de janvier 2015 à juin 2017, le SIAD, l’association DAA et les association UFC de Gorom ont répondu à la demande des populations de Saouga, au nord du Burkina Faso, en mettant en place un « Bouli Maraîcher » dans leur village. Un bouli est une marre artificielle qui permet de récolter les eaux pluviales et de pratiquer de l’agriculture en périphérie. Ce projet d’un budget de 178 000 € inscrit au plan communal de développement de la commune de Gorom a permis à 116 femmes, organisées en coopérative, d’augmenter leurs revenus pour sécuriser durablement leur alimentation et le paiement des frais liés à la vie des ménages (scolarité, santé, habillement, …).

Aujourd’hui, nous faisons appel à votre générosité pour soutenir le projet AESCO qui s’inscrit dans la continuité du projet Bouli.

Dans cette région, les conditions climatiques sont particulièrement défavorables. Le climat est de type sahélien marqué par l’alternance d’une courte saison des pluies (moins de 3 mois) et une longue saison sèche (plus de 9 mois). Ces conditions climatiques et environnementales accentuent la baisse de fertilité des sols et celle des rendements agricoles, si bien que la culture du mil ne suffit plus à nourrir les populations.

Le présent projet pilote ambitionne donc de contribuer à la stabilité et à l’entente entre les communautés de la province de l’Oudalan (région du sahel) par le développement d’activités économiques complémentaires entre éleveurs de porc, et agriculteurs – notamment maraîchers – de l’Oudalan.

*Appui à l’entente socio-économique des communautés de l’Oudalan.

Devenez acteur du Développement de l’Afrique de Demain en soutenant le SIAD !

Pour soutenir les actions du SIAD, cliquez ici https://www.helloasso.com/associations/siad/collectes/campagne-d-appel-a-dons-ete-2018

 

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Le SIAD recrute!

A pourvoir - VSC (1)

A pourvoir - VSC (1)
Pour la rentrée, le SIAD est à la rechercher de son future VSC chargée d’Appui à la promotion du parcours de formation Résonances Nord-Sud

 

DUREE : 8 à 12 mois Nous recherchons un.e service civique pour participer au développement du dispositif Résonances Nord-Sud et réaliser les actions de communication permettant de mettre en avant Résonances et les initiatives des porteurs de projet incubés. Installé au cœur de la pépinière d’entreprises Atrium de Montreuil, Résonances Nord-Sud est un révélateur et un accélérateur de projets qui soutient les initiatives d’entrepreneuriat social en lien avec l’Afrique.

Ouvert en mars 2015, Résonances Nord-Sud se repose sur un écosystème citoyen afin de développer des programmes de formation et d’accompagnement impactant pour les créateurs d’entreprises. Depuis mars 2015, l’accélérateur a appuyé une trentaine de projets dans des secteurs très variés (agriculture & alimentation durable, énergies renouvelables, éducation & insertion professionnelle des jeunes, mobilité, numérique et mode & artisanat). Projet co-construit et co-animé par plusieurs structures partenaires de Seine-Saint-Denis spécialistes de l’entrepreneuriat et/ou de l’Afrique (Est-Ensemble, Cofides Nord-Sud, ADIE et SIAD), Résonances Nord-Sud est aujourd’hui porté par le SIAD et souhaite poursuivre le développement de ses activités en 2018.

TA MISSION :

En étroite collaboration avec le chargé de mission Résonances Nord-Sud, tu auras pour mission de :

1/ Animer la communauté de porteurs de projet et de bénévoles :

-Faciliter les interactions entre les membres de la communauté,

-Accompagner l’animation d’ateliers de détection des talents permettant de recruter les futurs porteurs de projet incubés,

-Animer les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn),

-Agir sur le développement de la communication externe de Résonances Nord-Sud (Relations Presse, stratégie de communication digitale et print, etc.) ;

2/ Appuyer des actions de sensibilisation à l’ESS en lien avec l’Afrique :

-Participer à l’organisation d’un événement Popup Store,

-Animer et développer les relations avec les partenaires du territoire (networking),

-Evaluer et faire le suivi de ces différents temps forts.

3/ Contribuer à pérenniser les événements RNS :

-Participer à la définition du format et du contenu des rencontres,

-Définir et réaliser les actions de communication associées (promotion sur les réseaux sociaux, campagnes de mailing…),

-Gérer la logistique. En résumé, participer au rayonnement de Résonances Nord-Sud et au succès du projet !

CE QUE NOUS T’OFFRONS :

-Rejoins une équipe dynamique et polyvalente composée de salarié.e.s et de bénévoles engagé.e.s et motivé.e.s.

-Rencontre les entrepreneurs de la diversité et comprends l’écosystème entrepreneurial de l’est parisien.

-Découvre l’ambiance chaleureuse de Montreuil, carrefour d’identités multiples.

-Découvre les rouages du lancement d’une « start-up » à fort impact social en lien avec l’Afrique !

TON PROFIL :

-Tu as un très bon relationnel et d’excellentes capacités rédactionnelles.

-Tu es organisé.e, sais faire preuve d’initiatives et as le goût du challenge.

-Tu es autonome mais capable de capitaliser sur les forces du collectif.

-Tu connais les réseaux sociaux voire certains logiciels tels que InDesign, Photoshop, etc.

-Tu es intéressé.e par les questions d’entrepreneuriat, d’économie sociale et solidaire, de développement économique et la valorisation des parcours de la diversité.

ORGANISME : Résonances Nord-Sud est un projet porté par le Service International d’Appui au Développement (SIAD) / Association de solidarité internationale créée en 1988 intervenant sur la thématique du développement économique en Afrique subsaharienne STATUT ET CONDITIONS :

-Statut : volontariat en service civique (www.service-civique.gouv.fr)

-Horaires de travail : 35h par semaine – 10h00-18h00  Durée : 8 à 12 mois

-Poste basé à Montreuil (93) en Ile-de-France

-Indemnisation selon conditions du Service Civique

-Suivi hebdomadaire par la Coordinatrice de Résonances Nord-Sud

POUR REJOINDRE NOTRE EQUIPE :

Envoyez-nous vos Lettre de motivation + CV Contact : Coordinatrice Résonances Nord – Sud / Justine Chung

Par email : coordination@resonances-ns.org

Par téléphone : 09 53 19 16 03

Par internet : resonances-nordsud.org

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Le SIAD recrute!

Recrutement

Recrutement

 

Le SIAD recrute un VSC chargé de sensibilisation au développement et à la finance solidaire

Lieu de la mission : siège du SIAD à Montreuil (93)

Durée de la mission : 8 mois

Missions:

1/ Mener des opérations de sensibilisation et de collecte de fonds auprès du grand public au profit de projets de solidarité internationale accompagnés par le SIAD ;

2/ Sensibiliser les entreprises aux projets de solidarité internationale soutenus par le SIAD et obtenir leur soutien.

Description de la mission

L’association souhaite faire davantage connaitre ses projets auprès des entreprises et du grand public, afin de les sensibiliser à son action et à son approche du développement. Les entrepreneurs africains que le SIAD et ses partenaires accompagnent sont de formidables vecteurs de progrès, de richesses et d’emplois en Afrique. Le/la volontaire aura pour rôle d’appuyer le directeur de l’association dans la recherche de soutiens financiers, de mécénat ou de bénévolat auprès du grand public et des entreprises, en faveur de ces projets. Ainsi, en collaboration avec le responsable du mécénat, le volontaire a les missions suivantes :

1/ Mener des opérations de sensibilisation et de collecte de fonds auprès du grand public au profit de projets de solidarité internationale accompagnés par le SIAD

Des plates-formes de crowdfunding se développent aujourd’hui pour permettre au grand public de découvrir et soutenir directement des projets de solidarité internationale (Ulule, HelloAsso…) Le SIAD souhaite présenter des projets qu’il soutient sur des sites web partenaires et sur son propre site. Deux formes de soutien seront proposées au public : le don et l’épargne solidaire.

Le volontaire devra participer à l’animation d’une campagne de crowdfunding en direction du grand public. Les tâches seront les suivantes :

  • Découvrir les projets de développement portés par l’association ; rencontrer et/ou dialoguer par skype avec des entrepreneurs accompagnés par le SIAD, réaliser un entretien sur leur projet et leurs actions ;
  • Rédiger et présenter des projets sur des plates-formes de crowdfunding ;
  • Animer la campagne de crowdfunding en communiquant en direction du grand public et des sympathisants du SIAD. Il s’agira d’expliquer le projet au grand public et d’informer régulièrement sur l’évolution du projet en ajoutant de nouvelles informations.
  • Sensibiliser les donateurs à d’autres possibilités de soutien, comme le bénévolat ; fidéliser les donateurs ; mobiliser les donateurs et encourager leur engagement par la création d’un comité des donateurs.

Cette mission permet au volontaire de découvrir le secteur de la solidarité internationale et les outils de la collecte de fonds.

2/ Sensibiliser les entreprises aux projets de solidarité internationale soutenus par le SIAD et obtenir leur soutien

Le SIAD veut développer le mécénat d’entreprise. Pour cela, le volontaire appuiera le responsable du mécénat dans les tâches suivantes :

  • Identifier les entreprises intervenant en Afrique et/ou développant une approche RSE et pouvant soutenir le SIAD
  • Contribuer à construire l’argumentaire et le dossier partenariat du SIAD (ce que l’ONG peut apporter aux entreprises et réciproquement)
  • Rencontrer les entreprises et présenter les projets du SIAD et les différentes possibilités de mécénat (financier, compétences, bénévolat)
  • Mettre en place et suivre les missions bénévoles, en faisant le lien entre les bénévoles des entreprises et les équipes projets du SIAD

A travers cette mission, le volontaire acquerra une bonne connaissance des enjeux du développement Nord-Sud, étant directement impliqué aux côtés des équipes SIAD et du directeur de l’association dans la rencontre d’entrepreneurs Nord-Sud et la communication sur ces projets auprès des entreprises et du grand public.

Il acquerra également une bonne capacité à travailler avec un ensemble d’interlocuteurs (salariés, bénévoles, prestataires) sur des taches requérant une bonne gestion des délais. La rencontre du public et des entreprises développera le capital confiance et la capacité d’expression orale du volontaire.

Dans cette mission, le volontaire participera directement à la promotion de l’innovation sociale et du développement solidaire tourné vers Afrique.

Profil

  • Intérêt pour les outils de communication graphiques et web
  • Autonomie, sens de l’organisation et esprit d’initiative,
  • Attraits rédactionnels et oraux,
  • Intérêt pour l’Afrique.

Statut et conditions

  • Statut : volontariat en service civique (http://www.service-civique.gouv.fr/) ;
  • Horaires de travail : 35h par semaine
  • Poste basé à Montreuil en Ile-de-France
  • Indemnisation selon conditions du Service Civique.
  • Suivi semi-hebdomadaire par le responsable du mécénat du SIAD
  • Participation à des rencontres inter-volontaires

 

Pour postuler / contact :

Transmettre une lettre de motivation et CV à

Guillaume TOP, directeur du SIAD.

09 53 19 16 03

guillaume.top@siad.asso.fr

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Rencontre avec le Réseau des Entrepreneurs de la Diaspora Africaine (REDA)

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En qualité de responsable de la communication du Réseau des Entrepreneurs de la Diaspora Africaine (REDA), Aïssatou Konate Traore présentatrice TV sur Telesud ainsi que sur Africable a accepté de recevoir le SIAD pour une interview sur le thème de l’entrepreneuriat.

SIAD : Bonjour, Aïssatou, tout d’abord merci de recevoir le SIAD, pouvez-vous nous présenter le REDA ? Nous expliquer globalement l’origine de ce projet ?

Aïssatou Konate Traore : Le REDA est l’acronyme pour : Réseau des Entrepreneurs de la Diaspora Africaine, cette association a pris forme juridiquement en juin 2017. Le REDA part d’une idée très simple, avec les premiers membres nous nous sommes rencontrés par hasard au MEDEF(Mouvement des entreprises de France) lors d’un événement ayant pour thème l’employabilité des jeunes en Afrique. Au fil de la discussion nous nous sommes aperçus que nous partagions les mêmes valeurs, une même vision et un même besoin de « plateforme », au sens de lieux de rassemblement, pour les entrepreneurs de la diaspora en dehors de ce type d’événements.

SIAD : Qu’est-ce qui différencie le REDA d’autres associations pour la Diaspora africaine ?

A.K.T : Tout d’abord le REDA a vraiment pour objectif de fédérer tous les membres de la diaspora africaine au-delà des nationalités ou encore du sexe, nous souhaitons permettre à un entrepreneur de « x » nationalité de disposer des clés et des contacts pour investir/entreprendre dans un pays « y ». Notre association à vocation à créer de la valeur à travers trois piliers : l’entraide, la mutualisation et la croissance partagée.

SIAD : Quels moyens avez-vous mis en place pour échanger vos idées et créer cette communauté créatrice de valeur ?

A.K.T : Pour faire vivre l’association il nous semblait indispensable de faire se rencontrer les entrepreneurs entre eux, nous avons, dans un premier temps privilégié ceux étant à cent pourcents sur leur projet et depuis le début de l’année 2018 nous organisons des petits déjeuners une fois par mois sur des thématiques bien spécifiques.

Dernièrement nous avons principalement évoqué des sujets liés au financement avec un petit déjeuné dédié au crowdfunding ou encore un sur les questions juridiques liées au financement.  Nous choisissons de traiter de thèmes spécifiques afin de répondre à un besoin précis des entrepreneurs, nous avons vocation à leur apporter des clés et des armes pour développer leur business, cependant l’association est organisée de manière très horizontale et toute idée de thématique est la bienvenue.

SIAD : On peut dire que le REDA connait une forte expansion ces dernier temps, j’ai vu que vous cherchiez à étendre vos équipes et recherchez un stagiaire, a quoi attribuez-vous cet engouement ?

A.K.T : Je pense qu’il s’agit en premier lieu d’un mouvement lié à la prise d’importance de l’entreprenariat en France en général. Il faut savoir qu’en Afrique, l’entreprenariat n’est pas du tout une nouveauté.  Généralement, les membres de la diaspora ont au moins un de leurs parents issus du tissu entrepreneurial. Aujourd’hui en France tout le monde se rêve entrepreneur, cependant les membres de la diaspora souhaitant entreprendre en France ou en Afrique se heurtent à des problématiques leur étant propres.

SIAD : Quel sont les perspectives de développement pour le REDA ?

A.K.T : A moyen terme nous souhaitons lancer un programme d’accompagnement pour les entrepreneurs, notre but n’étant pas de les aider dans le cheminement initial de leur projet mais plutôt de leur apporter un accompagnement spécifique sur des problématiques bien précises. Aujourd’hui un entrepreneur africain n’ayant pas la nationalité française, se heurte à de nombreuses barrières administratives, de la part des préfectures par exemple. Nous avons pour objectif de rendre ces obstacles moins importants en leur apportant des solutions pratiques et concrètes. Nous souhaitons de plus mettre en place un réseau « inter-étatique » d’entrepreneurs qui permettrait aux projets de s’étendre sur plusieurs pays de manière facilité.

En second lieu, nous souhaitons constituer un fonds d’investissement pour les entrepreneurs de la diaspora africaine. Cette idée vient du constat suivant : en France il existe des fonds pour entrepreneuriat dirigés vers la France ou encore vers l’Europe, mais qu’en est-il de entrepreneuriat vers l’Afrique ? L’idée est donc celle d’un fonds d’investissement français dirigé vers des projets entrepreneuriaux sur le territoire africain en plus d’une mise à disposition d’un réseau de partenaires locaux.

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Dias’Invest 237 le 1er incubateur d’entreprises camerounais financé par l’AFD

logo détouré

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En ce mois de mai 2018, c’est avec joie que le SIAD revient sur ce qui fut le fruit de nombreuses heures de travail : le lancement du second appel à candidatures pour Diast’Invest237 ainsi que la mise en place d’un coaching pour les entrepreneurs retenus lors du 1er appel à candidatures de ce programme.

Pour rappel, Diast’Invest237 est un programme du Ministère des Relations Extérieures du Cameroun (MINREX), financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et mis en place grâce à un consortium composé d’organismes français et camerounais (AGRO-PME, RMDA, OFAD, SIAD).

Le projet Dias’Invest 237 permet aux personnes d’origine camerounaise résidant en France ou de retour au Cameroun depuis moins de 3 ans, d’obtenir un soutien dans le montage ou le développement de leur projet d’entreprise au Cameroun. A ce titre, Dias’Invest 237 permet de bénéficier d’outils, d’ateliers thématiques et de temps de réseautage ainsi que d’un cycle d’accompagnement sur mesure défini sur la base d’un diagnostic de projet et comprenant selon les besoins : coaching, renforcement de compétences, mise en relation avec des experts thématiques, appui institutionnel. Cet accompagnement est complété d’un accompagnement personnalisé vers les financements auprès des différents acteurs qui officient en France et au Cameroun (banques, IMF, fonds d’investissement, crowdfounding…).

Si vous êtes intéressez par ce programme, rendez-vous sur le site Dias’Invest237 : http://dias-invest.cm/

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Madifodi Toure et Benoit Spaety: un binôme de choc

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En Novembre dernier, nous avions rencontré Madifodi Toure et son accompagnateur Benoit Spaety afin qu’ils nous parlent de leur expérience en tant que binôme au sein de Cré’Afrique. Benoit, bénévole de la première heure chez Cré’Afrique et membre très impliqué du bureau du SIAD, avait accompagné Madifodi, entrepreneur d’origine malienne de janvier à juin 2017 sur son projet d’embouche bovine à Kirané au Mali, sur une parcelle familiale jusque-là exploitée de manière non-industrielle. A la suite à cette première expérience concluante, Madifodi et Benoit ont décidé de renouveler leur collaboration pour une nouvelle période de 6 mois.

Retour sur un accompagnement couronné de succès.

Que vous ont apporté ces six mois d’accompagnement ?

Madifodi TOURE (MT) : « On est passé de l’idée à la concrétisation du projet. Au début, ce n’était pas bien structuré, mais on a décidé ensemble des phases d’actions à mener dans le projet. Maintenant on a une fondation solide, on a la vision du projet et la stratégie économique. Au début, je me suis tourné vers l’accompagnement car je voulais m’entourer de personnes compétentes par rapport à des sujets que je ne maîtrise pas. Benoit a été un guide sur comment mettre en place les activités, il m’a accompagné, il m’a rassuré. »

Comment avez-vous connu le SIAD ?

MT : « J’ai connu le SIAD par le biais de M. KOME qui s’occupe de l’INAGRIM. L’année dernière j’avais assisté aux ateliers thématiques de Cré’Afrique. Chaque porteur de projet devait présenter son projet, des accompagnateurs étaient présents. Benoit a dit qu’il était intéressé par mon projet, un bon feeling est passé entre nous. Il a souhaité travailler sur mon projet. On est alors partis de l’idée et on a fait pas mal de choses comme la structuration de la ferme et la stratégie commerciale. »

Pourquoi ce projet vous a intéressé en particulier ?

Benoit SPAETY (BS) : « Cela fait 3 ans que j’interviens au SIAD en tant qu’accompagnateur. Ce projet est de nature différente, je ne connais pas l’embouche bovine.  Ce projet m’a intéressé car il y avait beaucoup d’éléments positifs : le terrain qu’il possède, sa connaissance dans le domaine de la construction, le fait qu’il possède déjà un cheptel. Et puis Madifodi était très intéressé, on voyait que c’était son projet. »

Comment s’est déroulé l’accompagnement ?

MT : « Nous nous sommes vu une dizaine de fois en physique, en dehors des échanges téléphoniques et par mail. On s’était fixé au départ une rencontre par mois, puis ce fut moins fréquent. Quand on avait un axe de travail on se fixait un rendez-vous. Je me rendais chez M. Benoit puis on travaillait durant 2-3 heures. »

BT : « Je lui envoyais les comptes rendu de nos réunions, avec les axes de travail. Ensuite chacun récoltait les informations. Nous ne sommes pas des experts de l’embouche bovine, donc nous nous sommes fait aider par M. Jean-Paul FOURD, bénévole de Cré’Afrique. Il nous a expliqué le système de l’embouche bovine et les pièges à éviter. »

Quel est l’avantage de l’accompagnement du SIAD ?

MT : « On a eu une structure sur laquelle on peut s’appuyer et avoir des informations ».

BS : « L’accompagnateur n’est pas forcément un spécialiste du domaine. Moi je sais comment monter un projet et une entreprise, mais je ne connais pas le processus industriel de l’embouche bovine. Mais je sais que je suis dans une structure où je ne suis pas seul, on peut avoir de l’aide et un accompagnement, même quand on est accompagnateur. C’est un avantage car je me pose des questions sur le sujet, du coup on en arrive à se poser ces questions ensemble. On est sur un même pied d’égalité avec le porteur de projet qui cherche des réponses aussi, cela nous pousse à creuser, à chercher ensemble. »

Quelle sont les particularités des membres des diasporas quand ils mettent en place en place des projets d’entreprises en Afrique ?

MT : « L’entrepreneuriat en Afrique n’a rien à voir avec ici. Mon objectif est de transmettre tout ce que j’ai appris en France aux jeunes (comment monter une entreprise, la valeur du travail). Je fais un mélange de ce que je connais de là-bas et de ce que j’ai appris ici. »

BS : « Le fait de pouvoir accéder à des structures techniques, financières et d’appui au montage de projet, est un vrai plus pour les diasporas africaines. Les porteurs de projet ont souvent de bonnes idées de ce qu’ils veulent faire, ils ont des points forts mais pas une vision globale ce qui inclue une moindre maitrise des risques. Avec Madifodi, nous avons discuté pour ne pas aller trop vite mais construire en mettant pierre par pierre en s’assurant que chaque pierre est bien mise. »

MF : « Je discute avec d’autres entrepreneurs et ils disent que la première erreur est de faire son projet puis de déléguer à la famille. Il faut que le projet soit porté de A à Z par le porteur de projet, que lui soit leader de son projet. Si on veut inscrire sa famille, il faut s’assurer de spécifier le poste de chaque personne et d’avoir également des personnes extérieures à la famille. »

Comment résumeriez-vous ces 6 mois ?

MT : « Ces 6 mois m’ont rassuré. Maintenant vu l’investissement, en temps et argent, que j’ai déjà fait, je ne peux plus faire marche arrière, je dois aller de l’avant. Dans la phase de test, je sais que s’il y a des éléments que je ne maîtrise pas, je pourrais toujours demander à Benoit ou au SIAD. »

BS : « Durant ces 6 mois nous avons repris le sujet dès le départ. Nous avons pris quelques points importants du projet, en voyant quelles étaient les bonnes orientations à prendre. »

Comment définir le rôle de l’accompagnateur ?

BS : « Le projet reste celui du porteur de projet, ce n’est pas celui de l’accompagnateur. In fine, l’accompagnateur doit seulement être un repère, un appui, et dans le projet doivent transparaître les décisions du porteur de projet. L’accompagnateur doit aider le porteur de projet à prendre de bonnes décisions. »

Aujourd’hui, Madifodi s’apprête à retourner au Mali pour concrétiser son projet sur le long terme. Il avait, lors de son accompagnement, réalisé une phase test d’embouche semi industrielle avec 30 zébus, pour cela il avait déjà mis en place les infrastructures dont il a besoin aujourd’hui pour passer à la vitesse supérieure (parc de stabulation, système hydrauliques, etc).  Cette phase test s’était révélée positive en termes de rentabilité mais le terrain manquait cruellement d’un bon accès à l’eau, ce qui conditionnait l’expansion de son projet en termes de nombre de bêtes. Après maintes recherches, l’entrepreneur semble avoir trouvé un technicien qualifié qui pourrait réaliser le forage qui manque à l’accomplissement de son projet.

Le SIAD lui souhaite bonne chance et reste à l’écoute en cas de besoin.

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Le SIAD aux Journées Nationales des Diasporas Africaines à Bordeaux

jnda

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Du 12 au 14 Avril le Service International d’Appui au Développement (SIAD) était à Bordeaux pour les 6èmes Journées Nationales des Diasporas Africaines. Notre présence sur cet événement semblait plus que jamais justifiée d’une part car l’association œuvre depuis plus de 10 ans pour la valorisation et l’appui aux dynamiques des diasporas africaines et d’autre part car cette année, le SIAD met en œuvre le projet Dias’Invest 237 dédié à la diaspora Camerounaise pour le compte du Ministère des Relations Extérieures du Cameroun sur financement de l’Agence Française de Développement.

Chaque année, les JNDA qu’organisent la ville de Bordeaux se concentrent sur un ou plusieurs aspects spécifiques du lien entre la France et l’Afrique que représente les diasporas. Les JNDA 2018, soutenues par l’Elysée, avait pour thème la/les « Présence(s) africaine(s) ». Durant 3 jours, les conférences et les tables rondes se sont enchainées entre officiels, chefs d’entreprises ou encore étudiants, tous partageant un même désir de renforcer les liens économiques, historiques et humains entre la France et le continent africain.

Au fil des éditions, l’évènement a pris une dimension internationale et a bénéficié de la présence de nombreux officiels et cadres africains ayant fait le déplacement pour l’occasion. Cette année, Pierre De Gaétan Njikam, adjoint au Maire de Bordeaux avait invité Souleymane Bachir Diagne, philosophe et professeur à Columbia University pour donner une conférence sur le thème des « diasporas aujourd’hui: situations et perspectives. » et ainsi ouvrir le jeudi 12 au soir ces trois jours d’échanges.

Le vendredi 13 avril, journée placée sous le thème des femmes de la diaspora, c’est Alain Juppé, Maire de Bordeaux et ancien Premier ministre qui a ouvert les débats. La Journée était placée sous la présidence de Denise Epoté, Directrice de TV5 Monde et Elizabeth Tchoungui écrivaine, journaliste et animatrice de télévision franco-camerounaise.

Se sont succédées à la tribune Massogbè Diabaté Touré , présidente directrice générale du groupe SITA SA(Société Ivoirienne de Traitement de l’Anacarde) ; Roseline Dieudonné, senior manager chez KPMG et membre du jury du prix Trajectoires au Féminin de HEC ; Hasnaâ Ferreira, fondatrice et dirigeante de Hasnaâ Chocolats Grands Crus, Béatrice Lobe, co-fondatrice du réseau Leader en Elle, responsable du département sécurité de Facebook France ; Yvonne Mburu, chercheuse scientifique et consultante ; Océane Hébert, lycéenne ; Naïma M’Faddel, conseillère de la présidente de la Région Ile de France (1ère Région d’europe) ; Noura Moulali, fondatrice de OuiExpat ; Pamela Meuleye, présidente et co-fondatrice du club Leader en elle ; Mariama Samba Baldé, auteure, poète et actrice ; Sira Sylla, députée de Seine Maritime ; Elizabeth Tchoungui, journaliste TV et auteure et finalement Rokhaya Diallo, journaliste écrivaine et réalisatrice.

En soirée se tenaient la 4ème édition des Rencontres des entrepreneurs du numérique Afrique France (NUMAF) organisée par la mairie de Bordeaux et l’association Bordeaux Entrepreneurs. Lors de ce rassemblement startups camerounaises et bordelaises ont pu échanger sur leurs projets ainsi que sur l’importance du numérique dans le développement du continent africain. En effet, de nombreuses villes africaines comme Dakar ou encore Abidjan sont reconnues comme des « hubs » digitaux et la question des zones blanche et de l’accès à l’électricité y est plus que cruciale. Cette rencontre NUMAF à permis la création de nombreux partenariats, notamment celui entre startup Vox Pop, startup de stratégie et marketing digitale camerounaise fondée par Jessy Mbamba et Digital Campus, école du web qui forme sur plus de 10 campus des étudiants aux outils de demain.

Le samedi 14 mai enfin les JNDA ont proposé une table ronde sur le thème de « La place de la jeunesse de France dans les nouveaux partenariats Afrique-France » sur laquelle le représentant du Ministère des Relations Extérieures Camerounais, M. Alain Koum, que le SIAD accompagnait pour l’occasion, a été invité à présenter Dias’Invest 237. Autour de la table, se tenaient Pierre de Gaétan de Njikam, adjoint au maire, chargé des partenariats avec l’Afrique subsaharienne; Didier Acouetey, président du Groupe AfricSearch ; Aldo Fotso, fondateur et président exécutif d’Africa Angels ; Nomaza Nongqunza Coupez, chef d’entreprise, fondatrice de Undiscover Canvas et Sira Sylla, députée de Seine-Maritime.

Ce bel événement s’est achevé par « La Nuit blanche à New-Bell » où une dizaine de groupes de la scène afro-contemporaine se sont réunis pour faire découvrir « Leur » Afrique : dynamique, motivée et dans l’air du temps.

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A propos

Le blog est un espace d’échange où tous les acteurs du SIAD peuvent publier leurs expériences, leur ressenti, etc. Tous les mois, nous mettons aussi en avant l’entrepreneur du mois et les projets en cours.